Symon Henry — Voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire

Ce concert est présenté dans le cadre de l’exposition de la partition graphique Voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire du compositeur Symon Henry, à la Chapelle Historique du Bon-Pasteur. Cette magnifique partition qui compte 168 pages dessinées à la main par le compositeur sera interprétée par 10 instrumentistes improvisateurs de l’Ensemble SuperMusique sous la direction de Danielle Palardy Roger.

Chaque instrumentiste aura devant lui un iPad sur lequel les pages de la partition se dérouleront pendant que la partition sera projetée simultanément sur un écran pour les spectateurs. Divisée en cinq mouvements suivis d’un Épilogue, cette pièce nous permet, entre autres, de visiter des nuages d’étoiles, des entrelacs et une série de formidables Nues.

Les improvisateurs joueront avec nuance les tracés des dessins, qu’ils soient larges, minces, pâles ou foncés, droits ou sinueux et les points quand ils seront de différentes tailles. Le registre des sons sera lié à la place que tiennent les traits dans la page, dans le haut de la page, les sons seront aigus, dans le bas, ils seront graves.

SuperMusique s’intéresse depuis plus de trente ans aux différentes partitions créées pour des improvisateurs, que ce soit des partitions graphiques, des consignes verbales ou écrites. La grande majorité de nos concerts y font appel et ces 6 dernières années nous avons présenté pas moins de 12 ateliers publics avec l’Ensemble SuperMusique, et ce, afin de mieux faire connaitre et comprendre des partitions graphiques créées depuis les années 1920 jusqu’à aujourd’hui.

Les partitions de Symon Henry s’inscrivent dans cette nouvelle forme de notation musicale, lui-même se définissant comme un dessinateur de son. C’est avec un immense plaisir que SuperMusique partage cet événement musical avec le public.

Atelier public

Lors de cet atelier public, les instrumentistes de l’Ensemble SuperMusique joueront des extraits de la partition de Symon Henry sous la direction de Danielle Palardy Roger. Des explications seront données au public et celui-ci pourra poser des questions.

  • Samedi 3 novembre 2018
    14h00
Chapelle historique du Bon-Pasteur
100, rue Sherbrooke Est
métro Sherbrooke + autobus 24 Ouest / métro Saint-Laurent + autobus 55 Nord
  • Vendredi 9 novembre 2018
    19h30
Chapelle historique du Bon-Pasteur
100, rue Sherbrooke Est
métro Sherbrooke + autobus 24 Ouest / métro Saint-Laurent + autobus 55 Nord

La presse en parle

Review

Dolf Mulder, Vital, no 1227, 30 mars 2020

The first generation of musicians from the Ambinaces Magnétiques from Montréal are still very productive. This counts for example for Ensemble SuperMusique, founded in 1999 and directed nowadays by Joane Hétu and Danielle Palardy Roger. Their projects always are about crossing borders between improvisation and composition, using electronic as well as acoustic instrumentations. This time the ensemble is compiled of: Isaiah Ceccarelli (percussion), Guido Del Fabbro (violin), Jean Derome, Lori Freedman (clarinets), Joane Hétu (alto sax, objects), Pierre-Yves Martel (violin de gamba, cither), Danielle Palardy Roger (direction), Alexandre St-Onge (electric bass), Scott Thomson (trombone), Guillaume Dostaler (piano), Rémy Bélanger de Beauport (violoncello), Guido del Fabbro (violin) and Jean Derome (alto sax, flutes, objects). No electronics this time on this live recording that was “part of the exhibition of composer Symon Henry’s graphic score Voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire”. Symon Henry is a young multi-disciplinary artist and researcher, interested in combining concert music, visual arts and poetry. For this new work he wrote a 168-page hand-drawn graphic score. It is a work in six parts taking almost 52 minutes, played in one continuous flow. The graphic scores a series of very abstract and minimalistic drawings. So I guess each performance is totally different. As interpreting graphic scores leave plenty of room for the musicians, who make their own individual choices in interpreting the graphic score. For so far this can be called a setting of improvised music to some extent, it is not one whereby the performers directly respond to another. But surely they also made their choices considering the dynamic, etc of the total sound and flow of the music. The work continues more or les as a continuous stream, built up from often long extended movements and gestures by the performers. The music unfolds gently and cautious, leading up to delicate and fragile constructions, united by the direction of Danielle Palardy Roger.

The music unfolds gently and cautious, leading up to delicate and fragile constructions…

Critique

Normand Babin, Néomémoire, 4 février 2020

La pièce voir dans le vent qui hurle les étoiles rire et rire de Symon Henry a déjà une vie. Créée pour l’ouverture du Pavillon Lassonde du Musée des Beaux-Arts du Québec par l’Orchestre symphonique de Québec, c’est dans un arrangement de Danielle Palardy Roger pour l’Ensemble SuperMusique qu’elle a été enregistrée fin 2018. La musique de Symon Henry a ceci de particulier qu’elle est à demi improvisée, ses partitions étant dessinées plutôt qu’écrites en notation traditionnelle. Les courbes, les montées, les descentes définissent le mouvement mélodique alors que la densité des traits et les couleurs définissent l’orchestration et les volumes sonores. La part des musiciens qui jouent cette musique est donc immense dans l’interprétation qui en est faite. Mais les personnes qui écoutent ont aussi leur voix dans l’interprétation de cette musique. Symon Henry écrit cette musique comme une poésie, laissant place aux diverses façons de la comprendre. Aussi, pour rendre compte de l’écoute que j’en aurai fait, il faudra accepter que cette interprétation en soit une parmi des milliers.

La pièce comporte six parties qui s’enchaînent sans interruption. voir dans le vent qui hurle les étoiles rire et rire commence avec de Grandes horizontales et nuages d’étoiles. On devine donc que ces lignes droites ne se toucheront pas, que les lignes, aussi intranquilles soient-elles, ne se rencontrent pas. Cette prémisse est donc assez contemplative et extatique et exprime l’impossible connection, l’impossible communication. Les rencontres commencent à la deuxième partie. Les lignes droites, des sons filés en quelques sortes, sont superposées à un fond de cliquetis des cordes et du piano. Un solo de violoncelle, repris par le saxophone montre une plus grande tension dramatique, ce que donnent parfois les rencontres et les séparations qui s’ensuivent. Ce mouvement se termine sur des chants d’animaux qui semblent souffrir, à bout de souffle. Avec une transition au violoncelle — décidément, Rémy Bélanger de Beauport a la part belle dans cet enregistrement — la troisième partie, Entrelacs et épuration, voit le violoncelle et le piano poser les jalons de ce qui suivra. Après un arrêt dans le flux, les sons se font plus courts, plus dispersés. Ce qui mène à la presque mort du long souffle qui menait la pièce depuis le début. La quatrième partie, Accords et impulsions, va être le catalyseur du reste de la longue pièce. Le piano mène avec un fort pointillisme vers Les nues. — Ici on s’arrête pour définir ce que sont les nues, mot qu’on utilise surtout dans des expressions toutes faites: tomber des nues, porter aux nues. Mais que sont les nues? Le ciel, nuageux ou non, les nuages — Sur un rythme presque dansant avec moult tapotements se superposent de grandes descentes en glissandos, des montées en fusée, des climax exacerbés à l’image de coïts extatiques. Ici, c’est le grand tremblement de terre, là où tout se joue. Ça se termine sur un plateau, très haut dont les cordes et les bois ne descendront pas jusqu’à la fin de la dernière section, Résonances. Encore une fois, nous avons ici de grandes horizontales. Le piano, les percussions et le violoncelle sont dans le grave de leur registre respectif. Le tout se termine sans que ces lignes horizontales ne se touchent. Planant chacune de leur côté, les lignes vivent leur extase grandiose en aparté.

Jusqu’à la fin du XXe siècle, la musique était surtout un art de reproduction. Les musiciens condamnés à reproduire de leur mieux ce qu’est une sonate de Beethoven, une symphonie de Bruckner, un opéra de Berg. Symon Henry, avec beaucoup d’autres compositrices et compositeurs écrit une musique qui laisse libre court à la performance, à l’expression des points de vue des musicienNEs interprètes. Ille laisse également la place à celles et ceux qui écoutent cette musique toute latitude dans ce qu’on peut y entendre, y voir, y ressentir. J’ai entendu beaucoup d’extase, de souffle dans voir dans le vent qui hurle les étoiles rire et rire. J’y ressent certaines influences, comme celles de Ligeti, Stockhausen ou même Messiaen. Mais je suis parfaitement conscient que ce n’est là qu’une des multiples façons de percevoir cette musique. D’autres ensembles ou orchestres joueront cette musique. La barre sera haute, il faut bien le dire, car l’Ensemble SuperMusique en fait ici une interprétation inspirée et de grande qualité technique. Mais ceux qui voudront interpréter cette musique à nouveau pourront nous donner une version assez différente de la présente. Tout comme en poésie, tout se trouve entre les mots, entre les notes. Le souffle et les pauses modifient le sens et incarnent l’interprétation qu’on en fait. Cette belle production est plurielle: on y trouve à la fois du dessin, extraits des partitions, de la musique bien entendu et de la poésie, la liste des titres se lit comme un véritable haïku.

J’ai entendu beaucoup d’extase, de souffle dans voir dans le vent qui hurle les étoiles rire et rire. […] La barre sera haute, il faut bien le dire, car l’Ensemble SuperMusique en fait ici une interprétation inspirée et de grande qualité technique.

Review

Avant Scena, 23 janvier 2020

Voir dans le vent… is a fresh new release of Ambiances Magnétiques. An album was recorded by Ensemble SuperMusique. This ensemble is famous in contemporary academical music scene which joins together great musicians, talented composer, young talents to work together. Original interpretation of new music always are filled with innovations, extended playing techniques, sonoristic experiments, authentic traditions, modern tendencies of contemporary academical music, especially bright and rich musical language, and wide range of styles, expressions and moods gently brought together. This time, an ensemble had recorded the compositions by Symon Henry. A talented and creative composer is getting on risky combinations, provocative and original musical decisions, has his very own sound and style, and is developping exciting new conception, as well. All music is based on experimental, electroacoustic and contemporary academical music combined with free improvisation and experimental jazz. That makes a dynamic, unpredictable and touching sound.

Isaiah Ceccarelli, Guido Del Fabbro, Jean Derome, Bernard Falaise, Lori Freedman, Émilie Girard-Charest, Joane Hétu, Diane Labrosse, Philippe Lauzier, Pierre-Yves Martel, Cléo Palacio-Quintin, Jean René, Danielle Palardy Roger, Vergil Sharkya’, Alexandre St-Onge, Pierre Tanguay, Martin Tétreault, Scott Thomson and Ida Toninato — these are all the members of Ensemble SuperMusique who are playing together in Voir dans le vent…. The music is based on difficult structure and rich evocative musical language. The musicians succesfully blend together all the sections to one place — an independent and bright melody line, dynamic rhythmic section, synth tunes, electronics, gorgeous musical background and innovative instrumentation. Separate independent sections are contrasting to each other and create a bright, expressive and modern musical language. The music is especially expressive and emotional — the musicians are mixing up together different kinds of motions, characters and expressions. Spontaneous turns, sudden changes, strong contrasts, masterful virtuosity, invention and the ability to switch from the one mood to another without any force — that makes an effort to flexible, expressive, sensible and effective playing manner. The music moves from the darkest pieces mixed with sorrows, anger, aggression or — ambient, subtle and relaxing mood. These episodes are filled with silent pauses, deep contemplations changed by minimalistic samples, sonoristic experiments, strange timbres and turn out to outregeous, haunted, heavy and dark mood. When suddenly the music changes — it gets striking and twisting, rises on sparkling riffs and wild culminations. Here a lyrical, solemn and relaxing playing manner is changed by intense, active and moving pplaying manner with rich ornamental texture. Here expressive melodies filled with shrieky exclamations, hysteric riffs, passionate flowing passages, intense, nervous and complicated rhythms, monotonous sessions are rising to luminous culminations, booming sessions, wild perturbations, radiant breaking riffs and scandalous pieces. The music is played in active, dynamic and expressive playing manner — different kinds of instruments are brought together. All music is based on huge stylistic variety — spontaneous free improvisation is integrated in already arranged contemporary academical music, astonishing and evocative experimental music, synthetic and modern electronics and innovations of academic avant-garde. Here meets an unconventional andevocative contemporary academical, experimental and electroacoustic music and abstract, moving and spontaneous improvisation. An innovative and bright instrumentation is created — it’s based on home-made, strange, experimental and extended playing techniques, rare and exotic instrumental combos, modern innovations, fusion of acoustics and electronics, and ornaments, abbreviations and textures of all kinds. That finally makes an inspiring, evocative and bright sound.

The music is especially expressive and emotional — the musicians are mixing up together different kinds of motions, characters and expressions. […] Here meets an unconventional andevocative contemporary academical, experimental and electroacoustic music and abstract, moving and spontaneous improvisation. […] That finally makes an inspiring, evocative and bright sound.

Partitions graphiques: incursion dans un univers visuel

Benjamin Goron, La Scena Musicale, no 24:5, 1 février 2019

Sans s’y être forcément frottés, tous les musiciens ont vu passer un jour une partition graphique de John Cage ou Morton Feldman, créateurs de ce langage à cheval entre la musique et les arts visuels. Que cachent ces énigmatiques partitions, allant d’un ensemble de signes sur la portée jusqu’au dessin le plus abstrait? C’est ce que Productions SuperMusique, codirigé par Danielle Palardy Roger et Joane Hétu, cherche à nous faire découvrir au fil d’ateliers et de concerts présentés depuis plus de vingt ans. «Au départ, SuperMusique était en grande partie constitué d’autodidactes. L’écriture graphique nous permettait alors de nous rassembler autour de la musique», explique Danielle Palardy Roger. Au fil des ans, SuperMusique se spécialise dans les musiques improvisées et l’exploration sonore et acquiert une expertise de plus en plus recherchée dans le milieu de la musique contemporaine.

La partition graphique, un «jeu de piste»

La partition graphique, par sa recherche d’interaction entre son, espace et graphisme, se situe à la frontière de la musique et des arts plastiques. Elle suggère un énoncé musical qui peut varier d’un interprète à l’autre, celui-ci devenant alors cocréateur de l’œuvre. Cette graphie pouvant prendre des formes très diverses, cela a permis de pallier les limites de la partition traditionnelle et les créateurs de ce langage étaient autant des bruitistes ( Luigi Russolo) ou des compositeurs de musique aléatoire ( John Cage, Morton Feldman) que des improvisateurs ( Earle Brown, Anestis Logothetis, Pauline Oliveros). Ce modèle s’est étendu au fil du siècle au jazz expérimental ou au rock conceptuel, répondant toujours à une idée créatrice que la notation traditionnelle ne pouvait pas restituer fidèlement.

La partition graphique est souvent accompagnée d’une consigne écrite, afin de démystifier les symboles, formes et couleurs et de fixer un cadre dans lequel l’interprète pourra exprimer sa propre créativité. «Dans la musique nouvelle, la participation de l’instrumentiste créateur devient de plus en plus urgente et présente. Les jeunes qui sortent des écoles ressentent la nécessité de se manifester en tant qu’instrumentistes créateurs.» En novembre dernier, Productions SuperMusique a organisé deux concerts autour de partitions graphiques, où l’on a pu entendre des créations d’ Émilie Girard-Charest et Marielle Groven et un autre à la Chapelle historique du Bon-Pasteur autour d’une pièce du compositeur Symon Henry qui a fait de cette graphie le fer de lance de ses œuvres. L’univers des partitions graphiques connaît un engouement certain en ce début de XXIe siècle. «Une partition graphique, c’est un jeu de piste, un chemin nouveau qu’il faut découvrir. Chaque compositeur a son propre langage et sa propre esthétique, que l’on retrouve d’une pièce à l’autre. L’instrumentiste doit donc se familiariser avec le langage du compositeur, un musicien qui se spécialise dans les partitions graphiques comprend rapidement dans quelle matière sonore le compositeur se dirige.»

Outiller les musiciens de demain

Depuis bientôt dix ans, à la demande de nombreux étudiants, SuperMusique multiplie les initiatives pour démocratiser l’usage des partitions graphiques, un outil qui peut s’avérer précieux dans le cheminement du compositeur ou de l’interprète. En mettant en place de nombreux ateliers au Gesù, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur et à la Sala Rossa, ainsi que des stages et une activité de mentorat à l’Université de Montréal, en partenariat avec le Cercle des étudiants.es compositeurs.rices (CéCo), SuperMusique répond à une demande croissante des créateurs cherchant à élargir leur langage, par simple curiosité ou réel intérêt. «Parmi les jeunes qui ont assisté à nos stages, plusieurs font aujourd’hui partie de SuperMusique», se réjouit Danielle Palardy Roger. L’ouverture des institutions traditionnelles reste pourtant très limitée et la formation des jeunes musiciens se fait le plus souvent en dehors des conservatoires et universités, grâce aux ateliers, mais aussi et surtout par la pratique instrumentale, individuelle ou collective. «Chaque improvisateur explore son propre langage des heures, des jours entiers, que ce soit la virtuosité technique ou timbrale. Il élargit aussi son écoute et son langage individuel à travers la pratique de l’improvisation, ce qui est fondamental.» Rompant avec les schémas traditionnels, compositeurs et instrumentistes trouvent dans cet univers des partitions graphiques et des musiques improvisées un espace de cohabitation où le geste créateur est partagé entre les différents participants. Les compositeurs font confiance aux interprètes, tandis que ces derniers peuvent exprimer leur personnalité et leur créativité.

Les partitions graphiques ne sont pas le seul langage permettant ce partage du geste créateur. Autre exemple, la gestuelle développée par les chefs pour composer de la musique en temps réel, dont le soundpainting est la forme la plus connue. Ce langage inventé et théorisé par Walter Thompson contient actuellement plus de mille gestes permettant au chef de communiquer avec l’orchestre pour créer une véritable peinture sonore. Au sein de SuperMusique, la gestuelle mise en place et s’enrichissant au gré des inventions est constituée de gestes traditionnellement admis dans le soundpainting et d’inventions de Jean Derome, Diane Labrosse, Joane Hétu ou Danielle Palardy Roger, entre autres. Langage en pleine expansion, il pourrait à lui seul faire l’objet d’un article plus fouillé.

Par leur implication dans la formation des jeunes générations de musiciens et de compositeurs, par la mise en valeur d’un siècle de recherche et d’invention dans le domaine de l’expérimentation sonore et des partitions graphiques ainsi que leur engagement à produire des concerts et passer des commandes, Productions SuperMusique a mis en place un créneau singulier qui répond à un besoin réel de la communauté musicale au Québec et qui est certainement amené à grandir au fil des ans. De quoi piquer la curiosité de tout un chacun…

De quoi piquer la curiosité de tout un chacun…