D’un geste de la main (2013)

instruments et vidéo

Notes de programme

La partition animée D’un geste de la main résulte de manipulations d’acétates colorées (plus précisément des gels translucides utilisés pour l’éclairage) à la surface d’une table lumineuse. Bien qu’on ait l’impression qu’il s’agit d’un seul mouvement lié, Manon de Pauw a fait le montage de plusieurs gestes exécutés sous l’œil de la caméra. Cette étude chromatique et géométrique aurait pu être réalisée uniquement à partir d’outils numériques, mais ce n’est pas le cas. Cette œuvre s’inscrit dans ses recherches sur la notion «d’image performée» où le corps est manifeste, même en sourdine, dans la construction formelle de l’œuvre. À partir de cette partition animée, Hétu a proposé une partition musicale dont le paramètre principal consistait «à jouer l’image» ou une partie de l’image, puisqu’elle avait divisé en 10 sections égales la partition et attribué une section à chacun des musiciens.

Pour la version de 2018, Hétu et de Pauw revisitent la partition et son interprétation. Est-ce que la partition animée se résume à jouer l’image? En quoi l’image est-elle porteuse d’une musique différente de l’improvisation pure? Sans y répondre nécessairement, Hétu et de Pauw ont ajouté ou allongé dans la partition animée initiale des moments sans image afin de solliciter une musique improvisée non structurée et ainsi faire cohabiter ces deux mondes. Toutefois, au-delà de toutes ces considérations, D’un geste de la main est une œuvre qui découle d’une symbiose entre la partition animée, les consignes musicales s’y rattachant et l’Ensemble SuperMusique.

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