Éric Normand

  • Mont-Joli (Québec), 1977
  • Compositeur • Interprète (basse, batterie, voix, électronique) • Improvisateur

Éric Normand est artiste improvisateur, bassiste, compositeur et imprimeur. Il vit dans la petite ville de Rimouski (Est du Québec). Il dirige Tour de bras, un organisme voué aux musiques d’improvisation et multiplie des actions culturelles à échelles locales et globales. Il est l’un des fondateurs du Grand groupe régional d’improvisation libérée (GGRIL, 2007), un ensemble dédié à l’exploration de «compositions pour improvisateurs».

Improvisateur, Éric Normand invente un langage personnel et radical. Armé de basses «customisées-maison», il est un dompteur d’électricité qui, par des gestes précis et légers, cultive un bruitisme de chambre raffiné, mais toujours au bord du ravin… Favorisant la formule du dialogue, il est l’interlocuteur de plusieurs improvisateurs aux langages les plus singuliers, avec un penchant assumé pour des collègues à anches, que ce soit Xavier Charles (Avis aux réacteurs), Philippe Lauzier (Not the Music) ou Jim Denley (Plant). Ses multiples collaborations le font également croiser le chemin du compositeur Jean-François Laporte, de l’accordéoniste Robin Servant, du tromboniste Matthias Müller et des trompettistes Petr Vrba et Franz Hautzinger.

Son activité musicale se déploie également à travers la participation à de nombreux collectifs et orchestres dans des projets touchant à de nombreuses esthétiques et à plusieurs processus créatifs allant du jazz à la musique acousmatique, à la baladodiffusion ou à la chanson. Sur ces chemins il croise le guitariste Louis Beaudoin-de la Sablonnière, le gambiste Pierre-Yves Martel, et encore le vétéran pianiste Burton Greene, ou alors il «manigance un mauvais coup» avec Jean Derome. Il co-dirige également le groupe de free-folk The Surruralists avec le guitariste Arthur Bull.

Compositeur, il crée des musiques d’ensembles utilisant diverses syntaxes. Ses œuvres proposent aux interprètes des «parcours de gestes sonores» interrogeant les relations entre les sons et la façon de les produire. Intégrant des gestes et objets inusités à une musique de concert à la fois austère et joueuse, il crée de petits théâtres sonores dans lesquels l’interprète est amené à prendre des décisions sans jamais cesser d’improviser. Il a écrit des pièces pour plusieurs ensembles dont la quatuor de saxophones Quasar, le quintet de Tone List (Perth, Australie), ainsi que pour la violoncelliste Marina Hasselberg.

Artiste du multiple, il propose aussi «Manoeuvres», installations sonores ou films (seul ou en collaboration avec Anne-Françoise Jacques, John Blouin ou Annie St-Jean).

Au tournant de la quarantaine, il développe un intérêt tardif pour la linogravure, l’estampe et l’art postal. En 2021, il entreprend la création d’une partition épistolaire avec Angélique Cormier (France), Gino Robair (ÉU), Mazen Kerbaj (Liban) et Yan Sun (Chine).

Il a fait paraître plus de 30 albums sur des étiquettes canadiennes et étrangères et sa musique a été jouée dans différents festivals dans plus de 20 pays.

À Montréal