Lee Pui Ming

  • Hong Kong (Chine), 1956
  • Compositrice • Interprète (piano) • Improvisatrice

Lee Pui Ming compte parmi les plus intéressantes musiciennes de la scène des nouvelles musiques en Amérique du Nord. De formation classique, elle s’est créé un langage unique en mélangeant le jazz, la musique traditionnelle chinoise, la nouvelle musique et l’improvisation expérimentale. elle a participé à plusieurs festivals de jazz, de nouvelles musiques et de musique improvisée à travers le Canada et en Europe comme le Festival de jazz de Montréal (2001, 1996, 1994), le Sound Symposium (2000), le Guelph Jazz Festival (2000, 1997, 1994), le Vancouver Folk Festival (1999, 1992) et le Wie es ihr gefallt de Berlin et Zurich (1999, 1997, 1995), pour ne nommer que ceux-là. Elle a aussi fait des tournées en Asie, à Hawaii et à Hong Kong (1996), avec son groupe le Lee Pui Ming ensemble, un quartette d’instruments chinois avec piano et percussions.

Lee compte cinq disques compacts à son actif dont Nine-Fold Heart (1994), enregistré avec le Lee Pui Ming Ensemble; cet album a été en nomination pour le meilleur enregistrement aux Juno. Taklamakan (1999), un enregistrement sur lequel on retrouve des musiciens Chinois et Canadiens; cet album figurait dans le top ten du Vancouver Weekly, le Georgia Strait; et son dernier album, Who’s playing (2002), pour piano et voix (premier disque à être enregistré par une artiste canadienne anglaise sous étiquette Ambiances Magnétiques). En 2000, Lee a reçu le Freddie Stone Award pour souligner sa contribution à la musique improvisée Canadienne.

À titre de compositrice, elle a reçu des commandes du Evergreen Gamelan (2002), du Forty Fingers Saxophone Quartet (2001) et du Vancouver Chinese Cultural Centre pour leur Millenium Dance Project (2001). Lee a aussi composé pour les chorégraphes Denise Fujiwara (Something for Nothingness, 2002), Menaka Thakkar (Land of Cards, 2000), Jeffrey Chan (Eight Tones, 2000), et pour le projet multimédias The Yoko Ono Project (2000). Elle a composé la musique des films de Laurie Colbert et Dominique Cardona My Feminism (1997), Coconut/Cane/and Cutlass de Michelle Mohabeer (1995) et Dirty Laundry (1994) de Richard Fung.

Actuellement, elle travaille sur un projet de danse et de musique Hundun, en collaboration avec le chorégraphe Peter Chin et l’artiste visuel Kai Chan.

[v-02]

La presse en parle

Disques

Réjean Beaucage, Voir, no 16:7, 2 mai 2002

Qu’elle en joue avec le clavier, en triturant directement les cordes ou en frappant dessus comme sur un tambour, Lee Pui Ming ne se sert jamais du piano d’une façon que l’on puisse qualifier de standard. Rompue aux techniques du piano, LPM joue avec une grande intensité, et son imagination ne se limite en effet que rarement à n’utiliser que le clavier de l’instrument. Le disque est lancé ce 3 mai au Centre culturel Calixa-Lavallée dans le cadre de la série de concerts de musique improvisée Canevas (c’est gratuit).

Rompue aux techniques du piano, Lee Pui Ming joue avec une grande intensité…