Émilie Girard-Charest

  • Montréal (Québec), 1987
  • Compositrice • Interprète (violoncelle) • Improvisatrice

Émilie Girard-Charest est violoncelliste, compositrice et improvisatrice. Tant comme soliste qu’au sein de différents ensembles, elle se consacre activement aux musiques nouvelles.

En tant qu’interprète, elle a participé à plus de soixante créations et a travaillé avec de nombreux compositeurs, dont Malcolm Goldstein, Maxime McKinley, Brice Catherin, Cecilia Arditto, Marc Sabat, Graciela Paraskevaídis, Enno Poppe et Jorge Diego Vazquez. Ses pièces ont été interprétées par différents ensembles dont le trio Zukan, Novarumori, Qhirqhiña, Quasar, Continuum, Thin Edge New Music Collective, SuperMusique, le Quatuor Molinari ainsi que dans le cadre de la série de concerts No hay banda.

Elle a plusieurs enregistrements à son actif, dont Intimités (2022, Ambiances Magnétiques), Impermanence (avec Violeta García, 2021, Inexhaustible Editions et Tour de Bras), Enthousiasme viscéral (avec Sergio Castrillón, 2019, Mikroclimat), Uncanny Valley (avec Marc Vilanova, 2017, audiotalaia), Émilie préfère le chant (2016, Ambiances Magnétiques), Race with time (avec Mart Soo, 2016, Improtest Records), Avec (2016, Kohlenstoff Records) et Musica in camera (Quatuor d’occasion, 2014, &records).

Émilie a participé à de nombreux festivals au Canada (Festival de musique actuelle de Victoriaville, OFF Festival de Jazz, Festival de Jazz de Montréal, Festival de Jazz de Québec, Montréal/Nouvelles Musiques, Modulus Festival), aux États-Unis (Avant-Music Festival), en Belgique (Ars Musica), en Autriche (Klangspuren Schwaz et Impuls), en Allemagne (Darmstadt Ferienkurse for Neue Musik et Donaueschingen Musiktage), au Chili (Encuentro Internacional de Compositores), en Argentine (Muchas Músicas et Sonido Presente), en Estonie (Autumn Festival), en Finlande (MuTe Fest), en Espagne (Mixtur) ainsi qu’en Macédoine (Journées de la Musique Macédonienne). Elle a également donné des concerts en France, en Russie, à San Marino ainsi qu’en Uruguay.

Elle collabore également régulièrement avec les milieux du théâtre, de la danse et de la performance. On a pu l’entendre, notamment dans Rhinocéros d’Eugène Ionesco (troupe Éponyme, m.e.s Jocelyn Sioui), Couloir et chambres de Philippe Minyana et La fête à Jean de Pierre-Luc Lasalle (théâtre l’Instant, m.e.s. André-Marie Coudou), ADN de Dennis Kelly (m.e.s. Sylvain Bélanger), le Physical Theater Choir Project (Vicki Tansey), The Sticks (Andrew Tay) ainsi que Le frottement du monde (Sarah Bronsard).

Émilie est diplômée du Conservatoire de musique de Montréal en violoncelle (classe de Denis Brott) et en composition (classe de Michel Gonneville). Elle détient également un Master CoPeCo (Contemporary Performance and Composition) de la Hochschule für Musik und Theater Hamburg et poursuit présentement ses études sous la direction de Philippe Hurel et Laurent Pottier au Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon et à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne, où elle a entrepris en septembre 2016 un doctorat portant sur le développement d’une écriture ergonomique de la microtonalité au violoncelle.

Elle est lauréate de plusieurs prix et récompenses dont la bourse de développement de carrière de la Fondation du Conservatoire de musique de Montréal (2014), le Prix d’Europe de Composition Fernand-Lindsay (2015) ainsi que le Prix Robert-Fleming du Conseil des arts du Canada (2019).

Émilie joue sur un violoncelle d’Angel Alvarez Verde.

À Montréal