La presse en parle

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Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville, 32nd Edition

Stuart Broomer, Musicworks, no 125, 1 juillet 2016

The Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV) arrives with the late, brief spring of Quebec’s central region, an energizing jolt between winter and summer that sees the flowering of older vines and new life bursting through the earth. This year’s instalment of FIMAV did what it has done very well for many years: present challenging music that can find a substantial audience, while also testing the frontiers with little-known but significant musicians. (…)

Events ranged from afternoon sound artists to late-night avant-rockers, with listeners creating their own paths through the festival’s nineteen performances. Composer-trombonist George Lewis once declared, “what I always wanted: music as a space for reflection on the human condition.” That’s a lofty goal and a rare event, but several groups were able to do it, whether working with or without a script, playing with associates they had either known for fifty years or had just encountered.

One such work was Friday night’s Saumon Bleu, a conduction by French musician Olivier Benoit, directing an ensemble that combined seven members of Montréal’s SuperMusique with seven members of Rimouski’s GGRIL, two of Quebec’s distinguished large improvising ensembles. It was a work of brilliant simplicity that began and ended with the quietest sizzle of scratched strings and softly blown reeds strongly suggesting human breath, ultimately crafting a space in which audience and band were one. (…)

It was a work of brilliant simplicity that began and ended with the quietest sizzle of scratched strings and softly blown reeds strongly suggesting human breath, ultimately crafting a space in which audience and band were one.

Compte-rendu du FIMAV 2016

Alex Pelchat, Voir, 25 mai 2016

Les années se suivent et ne se ressemblent pas au FIMAV. Après quelques années avec des orientations se démarquant clairement, cette année et l’année dernière ont été davantage variées. Pour cette édition, les festivaliers ont eu droit à un bon nombre de petits ensembles dédiés à musique expérimentale instrumentale et composée mais également à plusieurs électroacousticiens et groupes rock. Retour sur une cette trente-deuxième édition intéressante bien qu’inégale. (…)

Après la pause du souper, la soirée s’est résumée avec une performance joignant deux grands ensembles québécois de musique improvisée, Ensemble Supermusique de Montréal et le GGRIL de Rimouski. Mené par le français Olivier Benoit, les deux groupes, qui totalisaient ensemble quatorze musiciens, s’en sont donné à cœur joie avec une longue pièce nuancée mais d’une intensité louable. Si on aurait pris davantage du bruitisme de Vergil Sharkya et de Martin Tétreault, le jeu grandiose d’Isaiah Ceccarelli à la batterie, la rythmique pesante de Luke Dawson et les sons tonitruants d’Ida Toninato au saxophone ont ravi les festivaliers, moi inclus. Si la musique improvisée en grand ensemble avec direction comporte son lot de clichés (grandes montées, moments de folie un peu forcés, etc…), Olivier Benoit a su mené la barque avec brio, poussant les musiciens à leurs limites et en favorisant le développement organique de la pièce plutôt que la formule «spectacle» trop souvent associée à l’exercice. Un succès! (…)

Un succès!

Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville 2016, Part 1

Mike Chamberlain, All About Jazz, 24 mai 2016

The 32nd edition of the Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville began with a performance of new compositions by Norwegian guitarist / composer Kim Myhr with Montréal’s Quatour Bozzini in the town’s new cultural space, Carré 150, an impressive $28 million structure that stands on the site of the former Cinema Laurier, one of the performance homes for the festival for many years.

If we’re looking for themes, the first two days’ concerts featured the human voice and by extension, the notion of breathing and the breath mechanism. Both the Bozzini / Myhr ensemble and the Julie Tippetts / Martin Archer Ensemble that followed included vocalists who incorporated poetry and song into the performances. The music of Bozzini and Myhr, who did two pieces, one by Christian Wolff and the other by Myhr, was spare and slow-moving, but insistent and hypnotic, with Angell reciting the poetry of the British poet Caroline Bergvall. The following performance, the Montréal-based vocalist Erika Tippetts / Archer group was performing live for the first time ever, despite the fact that they have been making music in the studio for a decade and a half. Their music is very much in the prog- rock sphere, with elements of the blues, a big bass sound and electric keyboards underpinning the group sound and providing a strong foundation for Tippetts’ soaring voice. (…)

The three performances on Friday evening all featured Quebec and Canadian musicians. Electric bassist / composer / educator Eric Normand lives in the small town of Rimouski, Quebec, where he leads a group called GGRIL, comprised mainly of amateur musicians from the Rimouski area. In starting GGRIL a few years ago, Normand has created an enormously important community music project that is reinvigorating the improvised music scene in Quebec. GGRIL were joined at Victo by veteran Montréalers Jean Derome and Joane Hetu and Ensemble SuperMusique, for an improvisation conducted by French guitarist / composer / improviser Olivier Benoit. There was no vocalist; it was the music itself that breathed and vibrated to the rhythm of the breath and beating of the heart. Benoit’s choice of moves for the musicians was impeccable, as the hour-long piece built up slowly to two climaxes, the tension palpable throughout. This was easily the best improvisation by a large Quebec ensemble heard here in many years. (…)

This was easily the best improvisation by a large Quebec ensemble heard here in many years.

Ensemble SuperMusique — Spectacle Géométries aléatoires

Caroline Marcoux-Gendron, 15 avril 2011

Les 22 et 23 mars derniers étaient présentés le spectacle Géométries aléatoires par l’Ensemble SuperMusique. Pilier dans la diffusion de la musique actuelle, cette formation était pour l’occasion constituée de dix musiciens aux âges et aux styles très variés, à l’image du répertoire hétéroclite qui allait d’ailleurs être exécuté.

Les dimensions modestes de la salle Multimédia du Conservatoire de Montréal forçaient l’auditoire à une sorte d’intrusion dans l’univers du groupe, à une expérience pour le moins singulière. Et c’est justement ce qu’a été ce concert de musique actuelle: une expérience, intellectuelle et sensorielle, d’une musique faite pour être vue autant, sinon plus, que pour être entendue. D’emblée, la pièce Espaces en mouvement était une manière de planter le décor de la soirée: les musiciens se sont déplacés les uns vers les autres, formant de petits groupes aux configurations diverses, dialoguant en musique par de brèves phrases rythmiques, mélodiques, essayant de se répondre en imitant le timbre d’instruments parfois complètement incompatibles au leur. Géométries aléatoires s’annonçait dès lors comme un spectacle totalement imprévisible.

Le sérieux des musiciens, leur investissement dans la performance, la solennité des postures sont tout autant d’éléments qui contrastaient avec le côté ludique de plusieurs compositions. Par exemple, la pièce Les cahiers, présentée et dirigée par sa compositrice Diane Labrosse, se voulait un jeu de rôles où chacun connut la nature de son personnage en même temps que le public. L’auditeur, qui savait ainsi qui devait jouer quel rôle, pouvait s’amuser à observer les moyens mis en œuvre par les musiciens pour traduire les directives: le jeu dissonant en doubles cordes du violoniste Guido Del Fabbro, dit «le contestataire», le changement constant de petits instruments hétéroclites par «l’indécis» Jean Derome, les solos aériens, usant des harmoniques pour la violoncelliste «rêveuse», Émilie Girard-Charest… Le sourire de Diane Labrosse, entrevu à la fin de la performance alors qu’elle dirigeait son regard vers Magali Babin aux effets électroniques, en disait long sur le plaisir vécu et sans doute partagé entre le groupe et la créatrice de la pièce.

Autre moment complètement déluré de la soirée: le fameux Oiseaux d’ailleurs de Sandeep Bhagwati, présent dans la salle, alors que tous les musiciens se retournèrent pour mettre un masque d’oiseau coloré. Un moment rafraîchissant qui prouvait, hors de tout doute, que l’Ensemble SuperMusique ne se prend pas trop au sérieux. Et c’est là la plus grande qualité du groupe: si chaque instrumentiste semble investi d’une réelle passion et d’un désir de rendre justice aux diverses compositions mises au programme, on évite de tomber dans l’ambiance trop formelle, rendant ainsi la musique actuelle accessible à tous. Car, si le répertoire a la qualité d’être inventif, force est d’admettre qu’il est plutôt austère à la seule écoute. À ce propos, le coup de cœur musical va à Reinventing the Wheel, ayant offert quelques-unes des rares impressions de structure rythmique familière. Vous me direz qu’exploiter les lieux communs n’est pas l’objectif de la musique actuelle, mais l’oreille humaine ne peut s’empêcher de s’accrocher aux éléments sonores qu’elle connaît; on ne chasse pas les habitudes d’écoute d’une vie sur commande…

En somme, l’Ensemble SuperMusique est à n’en point douter un collectif de professionnels confirmés. La preuve la plus probante de leur rigueur et de leur talent s’est d’ailleurs manifestée dans Atlas Eclipticalis de John Cage, réduite à dix minutes pour cette soirée. Si le compositeur fut déçu de la création de la pièce en 1961 à Montréal, il aurait sans doute apprécié voir la reprise pendant Géométries variables: un moment d’intense concentration, mais aussi de recueillement, où chacun, les yeux fermés, la posture fière, jouait avec passion. Un extrait au minutage bien serré, divisé en cinq cycles clairement indiqués par les mouvements giratoires des bras de Joane Hétu, chef d’orchestre pour l’occasion. Cette dernière a d’ailleurs terminé la pièce les mains jointes, au-dessus de la tête, comme en signe de prière après ce qui venait d’être ni plus ni moins qu’une communion par et pour la musique.

… une expérience, intellectuelle et sensorielle, d’une musique faite pour être vue autant, sinon plus, que pour être entendue.

Le concert de l’Ensemble SuperMusique

Paul Bazin, 15 avril 2011

Le 23 mars dernier, au Conservatoire de musique de Montréal, avait lieu un concert de l’Ensemble SuperMusique intitulé Géométries aléatoires. Codiffusé par le groupe Le Vivier, ce concert rassemblait sur scène une dizaine d’interprètes chevronnés dont le travail rigoureux ne pouvait que rendre justice aux compositeurs.

Les quatre pièces formant la première partie du concert — car c’était bel et bien un concert dans le sens le plus classique du terme, beaucoup plus qu’une simple séance d’improvisation (les puristes m’en voudront, mais il faut bien parler franchement!) — possédaient de nombreuses similarités, bien qu’étant d’inspirations fort différentes: toutes m’ont semblées élaborées sur un subtile contrepoint entre les sons et le silence, toutes avaient ce caractère méditatif qui requiert que l’on écoute «à l’intérieur du son». La pièce de Malcolm Goldstein, Espaces en mouvement, possède une texture souple où tout est à sa place. Les événements variés sont échangés, se répondent et contrastent sur un fondu sonore continu. Le caillou de Danielle Palardy Roger s’élabore sur une structure d’intensités où le souffle traverse tout. Des textures granuleuses et méditatives s’y superposent et semblent un collage musical évoquant de nombreux souvenirs. Le très d’actualité Atlas Eclipticalis de John Cage (le festival Montréal/Nouvelles Musiques faisait récemment revivre cette œuvre commandée il y a cinquante ans, à l’occasion de la Semaine internationale de musique actuelle) est d’un pointillisme d’époque où les séquences de timbres servent d’élément unificateur et forment, sur ce fond de ciel étoilé, les constellations voulues par le compositeur et les interprètes. Cette partie du concert se terminait avec la pièce Reinventing the Wheel de Jesse Stewart, commande des Productions SuperMusique. La mouvance des plages harmoniques et l’importance capitale d’un rythme générateur de mouvement y font alterner la musique entre un calme serein et des moments de grande activité, et ne laissent aucun doute quant à l’inspiration puisée par le compositeur dans les traditions musicales orientales.

La seconde partie présentait des œuvres de Diane Labrosse (Les cahiers) et de Sandeep Bhagwati (Oiseaux d’ailleurs). La première, échafaudée sur de courts épisodes de dynamiques variées, mettait en valeur plusieurs paires de contrastes: l’intensité et le calme, le dense et le dilaté, le continu et le bref, le rythmé et le souple. La pièce de clôture était, quant à elle, d’un magma sonore intense au cœur duquel la simultanéité des événements n’était pas sans rappeler les collages de la musique électroacoustique. Ceci dit, je tiens à souligner que, d’abord victime de la saturation que j’éprouvai à la fin du concert — rassurez-vous, j’aurais sans aucun doute été davantage saturé à la fin d’un concert de même durée ayant présenté des œuvres de Brahms ou de Mozart! — la pièce de M Bhagwati m’a fait l’immense plaisir de me laisser, en toute fin, ce sentiment enivrant de la fraîcheur d’une brume matinale chatoyante, sentiment dont je n’avais auparavant fait l’expérience qu’à l’écoute du mouvement Les Ressuscités et le chant de l’étoile Aldébaran, tiré de l’œuvre Des canyons aux étoiles d’Olivier Messiaen.

Enfin, comment taire la participation exceptionnelle des musiciens qui, dans pareil contexte de musique actuelle, partagent avec le compositeur le rôle de créateurs. Le sérieux de leur démarche ainsi que leur total investissement étaient palpable en tout instant et ont contribué à faire de cet événement la preuve indiscutable que la musique est plus que jamais vivante.

Le sérieux de leur démarche ainsi que leur total investissement étaient palpable en tout instant et ont contribué à faire de cet événement la preuve indiscutable que la musique est plus que jamais vivante.

Ensemble SuperMusique: les oiseaux rares de la musique actuelle

Florence Leyssieux, 15 avril 2011

C’est à un concert stimulant et intelligent de musique actuelle et improvisée que nous conviait l’Ensemble SuperMusique le 23 mars dernier dans la Salle Multimédia du Conservatoire de musique de Montréal. Dix interprètes, six compositeurs et un public très réceptif étaient réunis pour explorer des espaces sonores aléatoires, inédits et éphémères. Tant pour les interprètes que pour les auditeurs, aborder la musique actuelle c’est désapprendre ce que l’on a appris: pas d’académisme ni de conformisme ou d’émotions préfabriquées dans cette forme d’expression; mais une utilisation non conventionnelle des instruments et de la voix pour en retirer toutes les possibilités sonores et expressives, des partitions graphiques ou des indications verbales du compositeur, des sons enregistrés, des bruits, des textes quelques fois. Il faut lâcher prise et accepter de se laisser surprendre pour pénétrer dans un territoire vierge où rien n’est figé ni standardisé mais où tout est à découvrir et à construire. Pour les interprètes, chaque représentation est un nouveau défi à relever. Qu’ils soient des vétérans ou des nouvelles recrues, les musiciens de l’Ensemble SuperMusique savent maîtriser l’imprévisible et être à l’affût d’une idée nouvelle sur laquelle ils pourront rebondir. Ils allient instinct et savoir-faire tout en jonglant avec spontanéité et réflexion. Ils associent improvisation et virtuosité dans un geste créateur qui prolonge et finalise la pensée de l’auteur.

La sincérité et la générosité qui émanent du jeu des interprètes nous invitent à pénétrer dans l’univers des compositeurs. Progressivement, on se laisse envoûter par une musique dont on perçoit peu à peu l’organisation, la logique et le sens. À travers les dissonances se crée une fusion harmonieuse entre la salle et la scène. On apprend ainsi à goûter la saveur particulière des silences de John Cage et à se laisser happer par l’univers méditatif de Danielle Palardy Roger. On explore l’aléatoire en feuilletant Les cahiers de Diane Labrosse. Tel un magma se mouvant lentement, les strates sonores de Jesse Stewart nous enveloppent progressivement, tandis qu’en se déplaçant, les musiciens recomposent l’espace sonore de Malcolm Goldstein. Quant à Sandeep Bhagwati, c’est à une réflexion musicale et spirituelle qu’il nous invite avec ses Oiseaux d’ailleurs.

La grande part de liberté, mais aussi de responsabilité, que le compositeur laisse à l’interprète valorise ce dernier et reflète le respect mutuel et la relation de confiance qui s’est instaurée entre eux. Quant aux qualités humaines des membres de l’Ensemble SuperMusique, elles se manifestent dans la complicité, l’émulation et le plaisir de jouer ensemble qui transparaissent tout au long de la prestation.

Plus qu’une expérience esthétique c’est une véritable remise en question de notre attitude réceptive que nous avons vécue en nous immergeant dans la musique actuelle et improvisée.

Plus qu’une expérience esthétique c’est une véritable remise en question de notre attitude réceptive que nous avons vécue en nous immergeant dans la musique actuelle et improvisée.

Musique topographique

Frédérique Doyon, Le Devoir, 9 octobre 2009

Les trajectoires de 20 musiciens et de 10 danseurs dans les galeries de l’édifice Belgo du centre-ville de Montréal feront écho, demain, aux 30 années de parcours des Productions SuperMusique (PSM). BELGOrientation convie le public à ce dédale auditif, visuel et proprioceptif, sous la gouverne du compositeur topographique de Toronto, Scott Thompson.

«Une partition typique dit aux musiciens quoi jouer, mais pas quand ni où. Ma philosophie, c’est l’envers de ça: mes compositions disent où et quand jouer, mais pas quelle matière», résume ce dernier.

Il crée des mises en situation pour chacune des cinq étapes du spectacle: un violoncelliste et une danseuse dans la galerie Joyce Yahouda du cinquième étage; une saxophoniste, un tromboniste et un danseur dans la galerie [SAS] du quatrième étage. Puis il orchestre leurs déplacements, dans le temps et dans l’espace, faisant la part belle au hasard des rencontres dans les corridors. Un tel langage devient ainsi lisible tant pour un danseur que pour un musicien ou un simple spectateur, lui aussi créateur de la proposition artistique par ses choix.

«Ses partitions sont comme des circuits à l’intérieur desquels les gens se rencontrent et le public décide lui-même son parcours; il n’est pas statique dans la perception de l’œuvre», précise, à propos du compositeur de 34 ans, Joane Hétu, directrice et fondatrice de PSM avec Danielle Pallardy Roger et Diane Labrosse, qui a quitté le navire l’an dernier.

Cette grande fresque mouvante, imprévisible, en devient même impossible à saisir dans son ensemble, ce qui fait aussi partie de son charme.

«Mon inspiration principale, ce sont les musiciens et les danseurs. J’essaie de créer un environnement hors du commun pour leur talent et pour l’expérience du public. Et pour créer cet environnement, je m’inspire de l’architecture spécifique d’un lieu», explique Scott Thompson, à qui le Belgo s’est imposé d’emblée par son amour pour les édifices industriels investis par l’art contemporain.

Cette grande manifestation reflète bien l’esprit qui préside aux créations des PSM, nées Wondeur Brass en 1979, puis Productions SuperMémés jusqu’en 2002. Nouvelles, actuelles, créatives: les noms pour désigner leur genre musical se multiplient, justement parce que ce genre reste fuyant, indomptable, allant des musiques fondées sur des partitions, et interprétées avec des instruments traditionnels, jusqu’aux musiques bruitistes et improvisées à partir de bidules et d’objets courants. Mais surtout, ces musiques ont toujours frayé avec les autres disciplines artistiques (danse, arts visuels, performance) et mélangé les générations d’artistes.

C’est à PSM qu’on doit la perfusion musicale de la superbe installation Each and Every Inch du Cryptic Theater de Glasgow, à l’Usine C en 2002. Les PSM sont aussi entrées dans la danse pour Treize lunes, coproduction avec Danse-Cité qui jumelait 10 danseurs et 10 musiciens.

BELGOrientation convie à son tour autant la relève (Emmanuel Jouthe et les soeurs Lombardo pour la danse, Mélanie Auclair, Rémy Bélanger de Beauport, Antoine Berthiaume pour la musique) que des chorégraphes-interprètes (Louise Bédard, Sophie Corriveau) et des musiciens au long parcours (Pierre Tanguay, Lori Freedman).

«C’est un très grand honneur d’être invité à faire un projet avec PSM, qui est un modèle inspirant pour la diffusion et la promotion des musiques créatives au Canada et à l’étranger», dit Scott Thompson.

… compositions disent où et quand jouer, mais pas quelle matière…