Klaxon Gueule

Klaxon Gueule was born out of an organ donation. It happened on a Tuesday evening in 1995, during a meal of macaroni. Their goal was instantly clear, there was no way back: the trio would have to last for the next twenty-five years. As in a game — once you know the little tricks of sharing, many things that seemed bewitching at first begin to loose their magic. Klaxon Gueule is the perfect trio: a synthesis between the outside world and the self. Eros, like music, is a branch of nutrition. Klaxon Gueule is an intuitive nutricious trio.

Three distinctive periods mark the evolution of the ensemble:

1. Machinism, the interactive-acceptance stage, informed by hyperactivity and intra-salivation: it gave birth to Bavards (1997) and Muets (1999).

2. Negativism, the symbiotic-reflux stage, informed by revolution and nihilism: it gave birth to Grain (2002) and Chicken (2004).

3. Relativism, the spatiotemporal-fetishistic stage, informed by maturity and insouciance: it gave birth to Infininiment (2009) and Pour en finir (2014).

Guitar, bass and drums, the line-up that has branded the musical evolution of the second half of the twentieth century is indeed an eclectic one, always prone to taste new cocktails: a daiquiri here, a maracuja there and one or two giant-size coolers.

Falaise, St-Onge, Côté: three different ways of rejoicing that intertwine in a perpetual dance, a way to celebrate the ecstatic virtue of friendship through music, and to extoll each members’ otherness.

Music is the field of time. Klaxon Gueule is a vegetable business.

In the press

Bruits ambiants

Réjean Beaucage, Voir, no. 809, September 19, 2002

Le trio Klaxon Gueule lancera mercredi prochain, toujours sur l’étiquette Ambiances Magnétiques, son troisième album. Intitulé Grain, ce plus récent opus poursuit les explorations électroacoustiques entreprises sur le disque précédent, Muets, en les poussant à leur extrême. Si l’on pouvait encore reconnaître des sons d’instruments de percussion et de guitare sur une majorité des pièces de Muets, qui était en complète rupture avec le premier disque du trio, Bavards, la proportion est inversée sur Grain, où le trio de base, composé de Michel F Côté (percussions, MC 505, électronique), Bernard Falaise (guitares) et Alexandre St-Onge (basse, contrebasse et électronique), s’est adjoint les services de deux invités sur cinq des dix pièces de l’album afin d’épaissir les textures électroniques. L’explorateur sonore Christof Migone (Set Fire to Flames) est ici en terrain familier, tandis que Sam Shalabi (Shalabi Effect, Detention) laisse tomber sa guitare pour joindre ses transistors au concert de cliquetis. J’ai rencontré Michel F Côté et Bernard Falaise autour d’un bol de café et de quelques verres de cidre afin de savoir ce que nous réserve le concert du lancement.

«Nos trois disques représentent des étapes précises dans la vie de Klaxon Gueule, explique Côté; il y en a eu d’autres, mais qui n’ont pas été documentées sur disque, c’est pourquoi les transitions d’un disque à l’autre ne sont pas forcément fluides. Sur Grain, il n’y a presque plus de batterie; le seul qui soit resté vraiment fidèle à son instrument, c’est Bernard.» Et Bernard Falaise est depuis longtemps passé maître dans la trituration électronique des sons de sa guitare. Ce dernier ajoute: «Lors de l’enregistrement, on savait pertinemment que l’on faisait des improvisations qui serviraient de base à des remix. On a choisi une douzaine de ces impros et, là-dedans, chacun de nous en a pris quatre ou cinq qu’il a remixées en s’octroyant toute latitude. C’est devenu franchement électronique, mais live, ce sera une autre paire de manches, surtout que le disque a quand même été enregistré en 2000. Les choses ont évolué.»

Qui plus est, le trio aura beaucoup d’invités pour ce concert de lancement. En plus de Migone et Shalabi, qui collaboraient déjà sur le disque, il y aura le joueur de platines Martin Tétreault, vieil acolyte de Côté, le sculpteur de sons Jean-Pierre Gauthier, Frank Martel, qui nous a montré ses talents sur cet étrange instrument qu’est le theremin lors du dernier FIJM, et le guitariste Roger Tellier-Craig (Godspeed You Black Emperor!, Fly Pan Am). Bernard Falaise: «On fera une combinaison de pièces en trio, quintette, etc., et au moins une pièce tous ensemble.» Côté ajoute: «Tous les gens qu’on a invités sont concernés assez clairement par l’esthétique de notre dernier disque. Il y aura beaucoup d’électronique sur scène; tellement, en fait, que moi, je vais apporter ma batterie! On a toujours la volonté d’explorer de nouvelles avenues. Le show sera dans l’esprit du disque, mais on est déjà un peu ailleurs.» Chose certaine, ça risque de faire du bruit.

Chose certaine, ça risque de faire du bruit.