Nicolas Caloia

  • Ottawa (Ontario, Canada), 1968
  • Performer (double bass) • Improviser

Nicolas Caloia is known for his musical integrity and insight. He has been active on the Montreal scene since the early 1990s as a bassist, composer and organizer. He can be heard in ongoing collaborations with Tristan Honsinger, Joe McPhee, Malcolm Goldstein, Lori Freedman, Matana Roberts, Yves Charuest, Sam Shalabi, and Jean Derome, or in past projects with Roscoe Mitchell, Marshall Allen, Steve Lacy, Hassan Hakmoun, William Parker, and Pandit Hariprasad Chaurasia. He has fulfilled composition commissions from the Quatuor Bozzini, Tour de Bras, Productions SuperMusique, FIMAV, Radio-Canada, and CKUT 90.3 FM. He tours internationally with the string trio In the Sea (with Tristan Honsinger and Joshua Zubot), Silvervest (a duet with Kim Zombik), and Mercury (a duet with Lori Freedman). Nicolas has directed and composed music for several ensembles, including the Ratchet Orchestra, a 20-piece ensemble that has performed at the Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV), L’OFF Jazz Festival, Guelph Jazz Festival, Jazz sur Mars, and Suoni Per Il Popolo. He wants his music to nourish the body, the mind, but first and foremost, the heart.

Events

Live pictures

  • Maya Kuroki / Also pictured: Nicolas Caloia / 6: Terri Hron revisite Justine (1990) [Photograph: Céline Côté, Montréal (Québec), February 8, 2021]
  • Nicolas Caloia, Maya Kuroki, Jennifer Thiessen / 6: Terri Hron revisite Justine (1990) [Photograph: Céline Côté, Montréal (Québec), February 8, 2021]
  • Daniel Áñez, David Cronkite, Nicolas Caloia / 6: Terri Hron revisite Justine (1990) [Photograph: Céline Côté, Montréal (Québec), February 8, 2021]
  • Terri Hron, David Cronkite, Daniel Áñez, Nicolas Caloia, Maya Kuroki, Jennifer Thiessen / 6: Terri Hron revisite Justine (1990) [Photograph: Céline Côté, Montréal (Québec), February 8, 2021]
  • Terri Hron, David Cronkite, Daniel Áñez, Nicolas Caloia, Maya Kuroki, Jennifer Thiessen / 6: Terri Hron revisite Justine (1990) [Photograph: Céline Côté, Montréal (Québec), February 8, 2021]
  • Ensemble SuperMusique (ESM) plays Résistances under the direction of Jean Derome, Joane Hétu and Scott Thomson [Photograph: Céline Côté, Montréal (Québec), March 16, 2017]
  • Ensemble SuperMusique (ESM), under the direction of Jean Derome, plays Résistances [Photograph: Céline Côté, Montréal (Québec), March 16, 2017]
  • Ensemble SuperMusique (ESM): 1e rangée: Jean Derome, Ida Toninato, Joshua Zubot, , Joane Hétu. 2e rangée: Scott Thomson, Alexandre St-Onge, Michel F Côté, Isaiah Ceccarelli, Nicolas Caloia, Craig Pedersen, direction: Danielle Palardy Roger [Photograph: Céline Côté, Montréal (Québec), February 6, 2016]
  • Ensemble SuperMusique (ESM): 1e rangée: Jean Derome, Ida Toninato, Joshua Zubot, Jean René, Jean-Christophe Lizotte, Danielle Palardy Roger. 2e rangée: Scott Thomson, Alexandre St-Onge, Michel F Côté, Isaiah Ceccarelli, Nicolas Caloia, Craig Pedersen, direction: Joane Hétu [Photograph: Céline Côté, Montréal (Québec), February 6, 2016]
  • Ensemble SuperMusique (ESM) (left to right in front: Jean Derome; Guido Del Fabbro; Lori Freedman; Pierre-Yves Martel; Scott Thomson; Jean René, in the back: Nicolas Caloia; Philippe Melanson; Corinne René; Vergil Sharkya’, direction: Danielle Palardy Roger) [Photograph: Céline Côté, Montréal (Québec), February 28, 2015]
  • Left to right: Jean Derome; Lori Freedman; Gabriel Dharmoo; Nicolas Caloia; Danielle Palardy Roger [Photograph: Céline Côté, Montréal (Québec), March 13, 2014]
  • Ensemble SuperMusique (ESM) (left to right: Corinne René; Lori Freedman; Nicolas Caloia; Pierre-Yves Martel) [Photograph: Graham Ord, Montréal (Québec), February 1, 2014]

In the press

Soirée «Beat Generation» chez Supermusique

Normand Babin, Montréalistement, March 14, 2014

De plus en plus et depuis bientôt longtemps, les genres musicaux se mélangent et s’influencent les uns les autres. Le compositeur, contrebassiste et improvisateur Nicolas Caloia présentait hier soir en première une suite de sept mises en musique de textes poétiques de Geneviève Letarte: Les bonnes histoires. À peu près tout ce qui a marqué la musique au cours des 50 dernières années pouvait être soutiré de cet immense mash-up éclectique. Le jazz, du be-bop au free-jazz, la techno déconstructiviste ou funky, la musique de cabaret couleur berlinoise ou stravinskienne, le théâtre musical, la comédie musicale et j’en passe et j’en oublie. Tous étaient conviés dans une sorte de musique fusion, comme on parlerait de cuisine fusion.

En apéro, on entend d’abord un Prologue ou chacun est mis à nu dans un contre-emploi. Les maîtres improvisateurs que sont Lori Freedman et Jean Derome s’astreignent à une petite ritournelle de foire circassienne, tandis que le vocaliste Gabriel Dharmoo qui n’a pas nécessairement la formation vocale pour ce type de technique, chante en voix de tête à tue-tête. Dérangeant, ce premier volet trouve sa résolution dans le dernier, Soir Bleu, où les deux improvisateurs, Derome au saxophone et Freedman à la clarinette basse, transforment leurs sons en cris d’animal blessé dans une poursuite vers l’abîme inénarrable. Ça fait mal au ventre. Le vocaliste semble réellement inquiet de ce qui se passe sur scène. Il reprend sa mélopée en voix de tête, qui trouve ici tout son sens.

Entre les deux, de très belles musiques aussi. Dans le troisième mouvement, Fragment de ciel, un blues où le contrebasiste, Caloia, installe un léger problème d’arythmie cardiaque, tous les musiciens improvisent et se libèrent de la partition. On y ressent une réelle poésie. Le compositeur nous convie finalement, on commence à le comprendre, à une soirée de lecture musicale poétique. Un peu comme Allan Ginsberg pouvait le faire avec un Thelenious Monk dans les années 60, les musiciens collent leurs rythmes et leurs mélodies aux sons des mots. À moitié récité et chanté par Gabriel Dharmoo et Jean Derome, le texte est déconstruit. Ici le compositeur semble avoir appliqué les techniques d’écriture musicale de l’époque baroque au texte contemporain. Contrepoint textuel, mouvement de mots en fusée, spirale de syllabes, cette partie était une des plus réussies de toute la soirée.

Également notable et merveilleux, le cinquième mouvement, Se répand au soleil, un mouvement exclusivement musical, au fait un duo pour électronique et piccolo. Un groove funky, presque pas atypique donne une base merveilleusement solide pour que Jean Derome déploie de façon magistrale un scat flûté, une partie de jambe en l’air de sons aigus. Les trop peu nombreux spectateurs sont rentrés chez eux avec, encore en bouche, ces petits moments de pure alchimie poético-musicale.

… ces petits moments de pure alchimie poético-musicale.