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Musicworks 99 (Canada) Reviews: Festival international de musique actuelle de Victoriaville, 2007[…] One of the things FIMAV does best is provide a window on what’s lively in current Quebec music. A longtime collaborator with Montréal’s Ambiances Magnétiques scene, the festival this year presented composer-saxophonist Joane Hétu’s Filature, a lyrical work with roots in her early work as a weaver. It’s a three-part work, scored for ten musicians - who included cellist Mélanie Auclair, bassist Normand Guilbeault, and saxophonist Jean Derome - with images appearing on three screens that begin with moving and combining threads that go through various colour and tempo shifts. In three parts, the work combined medieval and contemporary music elements in a seamless way, beginning with an all-male quintet, then following with an all-female, before the two combined for the third and final movement. […] — Stuart Broomer, 1 décembre 2007 [ Les Nouvelles d’Archimède 46 (France) Jeux littéraires: AutobiografilEn 2007, toute la terre est occupée à s’imprégner de simulacres télévisés, téléphonés, encodés. Aucune Muraille de Chine ne résiste à Google, clé omnipotente. Rien ici ou là qui ne puisse dans la seconde franchir océans et continents. Aussitôt advenu tout sera connu, répertorié, normalisé, banal… Tout? Non! À l’écart de la planète enrégimentée, des «villages» singuliers résistent encore et toujours à la normalisation. Et la vie retrouve sel et sens pour qui rencontre les Irréductibles parmi nos semblables. La musique, fade poudre instantanée, s’est-elle dissoute dans l’onde électromagnétique universelle? Pas toute la musique! se réjouissent les auditeurs de Joane Hétu, chanteuse et saxophoniste québécoise. On fait l’expérience d’une émotion brute, fondamentale en assistant à son interprétation de Filature avec l’Ensemble SuperMusique. Filature transpose sur scène le passé de tisserande de Joane Hétu, en trois actes qui «filent» la métaphore: la Chaîne (cinq hommes), la Trame (cinq femmes), le Motif (orchestre complet… et public ébahi). Contrepoint de virtuose sobriété, la vidéo de Pierre Hébert pare en direct les sons de Hétu, Auclair, Del Fabbro, Gignac, Guilbeault, Labrosse, Roger, Tanguay, Venba et de l’ange oumupien Jean Derome… Programmateurs de concerts, invitez sans délai ces Québécois sur le vieux continent: ce serait la pire surdité que de ne vouloir les entendre. — Yvan Maurage, 1 octobre 2007 [ Coda Magazine 334 (Canada) Heard and Seen. Fimav Returns to Form[…] Weaving is right up there with painting and sports as hackneyed clichés for describing music, but Joane Hétu’s Filature took a tight focus on each thread and every tie in her tapestry. The piece, performed with Montréal’s Ensemble Supermusique, was based on her time spent as a fabric colourist, and effectively displayed her personal sense for composing and arranging and for turning nostalgic memories into music. Pierre Hébert’s real time video manipulations, tight shots of cloth and twine, supported Hétu’s musical vison well. […] — Kurt Gottschalk, 1 juillet 2007 [ Downtown Music Gallery (ÉU) 24th Annual Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville[…] The final day began with a wonderful set by Joane Hétu’s Ensemble SuperMusique called Filature. Joane Hétu runs the great label from Montréal, Ambiances Magnétiques. Her longtime partner is Jean Derome and both of them play alto sax, do vocals and compose at length. Both Joane and Jean consistently release excellent, diverse discs on Ambiances Magnétiques and I always look forward to any project that either works on. Just about every year, someone from this label (like Diane Labrosse, Normand Guilbeault, Danielle Palardy Roger or Pierre Tanguay) does something special up at Victo. Filature is Joane Hétus most ambitious project yet and it will take a while to absorb its many layers of ideas. It featured ten musicians, five women and five men with Pierre Hébert doing video projections. Joane refers to it as sound/theatre and that sounds right. Joane was once a weaver before concentrating on becoming a musician and the theme of weaving is the central thread throughout this work. The first part is called The Warp and featured the five men on alto sax or flute, violin, trumpet, contrabass and drums. The music was an exquisite blend of lovely harmonies, short drones, acappella vocal sections and haunting music. The video images were of a single tree branch with some occasional growth. The second part, The Weft featured the five women musicians on violin, cello, flutes, sampler, percussion & alto sax. Most of the women contributed charming vocal sounds along with their contemplative, cinematic music, sometimes sparse but always enchanting. The third and final part was called The Pattern and it featured all ten musicians. It began with just a few repeating notes and evolved through different grooves and sections. I love the way the vocals and instruments shared stunning harmonies with each other. Joane has a gift for breaking up the melody and having different members share their lines so that whole band sounds like one refined tapestry of sound. It reminded of the superb magic-music that Fred Frith’s Keep the Dog used to play and yes, Jean Derome was an integral part of that band many years ago. The images of twine, knots, rope, faces and hands connected with the music just right. It was a marvelous set and I can’t wait for it to be released on disc! […] — Bruce Lee Gallanter, 1 juin 2007 [ Voir (Québec) La fibre musicaleJoane Hétu boucle la boucle en retrouvant ses racines de tisserande pour fabriquer une véritable courtepointe où s’entremêlent théâtre, vidéo, danse et musique actuelle. À première vue, l’analogie entre un spectacle et un métier à tisser n’est pas évidente. Pourtant, les musiciens en conviendront aisément, eux qui doivent constamment mêler les textures et les couleurs, et répéter, toujours, des gestes pourtant chaque fois différents. Cent fois sur le métier… Joane Hétu, qui fut tisserande avant d’être saxophoniste, improvisatrice et directrice de la plus grande maison de disques de chez nous se consacrant exclusivement à la musique actuelle (Distribution Ambiances Magnétiques Etcetera, ou DAME), a choisi de se réapproprier ce passé refoulé en utilisant métaphoriquement, pour la conception d’un spectacle de «théâtre sonore», les gestes des fabricants de tissus. «C’est du théâtre, explique-t-elle, dans le sens où il y a du texte, des costumes, et parce que l’on est en résidence à l’Usine C durant 10 jours, ce qui nous donne l’occasion de faire beaucoup de répétitions, comme une troupe, mais tout part de la musique. Et puis, pour une fois, j’ai l’impression de donner à ma musique les moyens du théâtre, avec un concepteur d’éclairages (Guillaume Bloch), un concepteur sonore (Bernard Grenon), un autre aux images vidéo (Pierre Hébert) et encore un aux costumes (Louis Hudon), avec deux danseurs (Daniel Soulières et Severine Lombardo) et un ensemble de dix musiciens.» La totale, quoi! La saxophoniste et chanteuse, à cause de son poste chez DAME, qui l’occupe passablement, n’a pas l’occasion de jouer autant qu’elle le voudrait, et cette frustration lui a même donné ces dernières années l’envie d’arrêter la musique complètement. «Un soir, j’ai eu un flash et je me suis dit que j’allais redevenir tisserande… Mais ce n’était qu’un flash. Cependant, comme je ne passe pas mon temps à imaginer de nouveaux projets musicaux, j’ai le temps de les approfondir et le petit flash, resté dans mon subconscient, est revenu et s’est imposé à mon processus créatif.» Imaginez un métier à tisser: les fils verticaux sont «la chaîne», les fils horizontaux forment «la trame», et l’entrecroisement des deux compose «le motif». Joane Hétu a utilisé ce modèle pour élaborer le plan de son spectacle: «Et en plus, je l’ai sexué! La chaîne, c’est le quintette d’hommes (Guido Del Fabbro, Jean Derome, Normand Guilbeault, Pierre Tanguay et Nemo Venba) et le danseur; ils jouent tout le temps, des sons tenus, parce que les fils de chaîne sont stables, ils sont attachés au métier et ils doivent être solides. On ne prend pas de la petite fibre de fantaisie pour la chaîne, mais du coton, du lin, de la laine ou de la soie; du solide. Pour la trame, par contre, tu peux utiliser tout ce que tu veux, et le varier. Ma trame, le quintette de femmes (Mélanie Auclair, Claire Gignac, Joane Hétu, Diane Labrosse et Danielle Palardy Roger) et la danseuse, sera donc composée de 25 variétés de «fils» - c’est un jeu complètement différent de l’autre. Dans le troisième acte du spectacle, les deux se rejoignent. Il ne s’agira pas d’une simple superposition, mais c’est l’idée. C’est un spectacle dans lequel il y a très peu d’improvisation, parce qu’on ne peut pas tisser en improvisant…» Et on retrouvera ça sur disque? «C’est là que passent mes dernières économies! J’enregistre les trois soirs et j’en filme deux, pour un éventuel DVD. Après tout, je n’ai rien sorti depuis quelque temps, et puis… j’ai une compagnie de disques!» Joane Hétu: «Pour une fois, j’ai l’impression de donner à ma musique les moyens du théâtre». — Réjean Beaucage, 16 mars 2006 [ Hour (Québec) Joane Hétu: A superwoman weaves SupermusiqueFeaturing 10 musicians, two dancers, costumes, sound, lighting and visual artists, Joane Hétu’s latest project, Filature (which will be performed tonight, tomorrow and Saturday at Usine C), is an ambitious one, perhaps the most ambitious in the history of Productions Supermusique. The large composition is based on Hétu’s experience as a weaver and her knowledge of how fabric is put together. The piece will be presented in three acts. The five male musicians (Jean Derome, Guido Del Fabbro, Normand Guilbeault, Pierre Tanguay, Nemo Venba) and the male dancer, Daniel Soulières, represent the warp (horizontal) yarn, which Hétu emphasizes is composed of strong, noble fibres. The five female musicians (Hétu, Mélanie Auclair, Claire Gignac, Diane Labrosse, Danielle Palardy Roger) and the female dancer, Séverine Lombardo, represent the weft (vertical) yarn, which is soft and flexible. In the concluding act, the 10 musicians and two dancers come together on stage to blend the music and textures of the first two acts into the whole fabric. Hétu is somewhat evasive when asked to translate the metaphor into a description of the music, other than to state that the warp sequence consists of sustained sounds and repeated sequences, while the weft is composed of tones, moods and dynamics. The project represents a connection between Hétu’s past life and interests and those of the present. For one thing, these days she finds herself more interested in compositions and projects based on conceptual themes and less on improvisation. Also, she says, as she gets older she has become interested in reconnecting with her past. Finally, Filature brings together artists with whom she’s worked for 20 years or more (Derome, Labrosse, Palardy Roger, Tanguay, Guilbeault), and younger performers such as Guido Del Fabbro and Séverine Lombardo, which also, to extend the metaphor, weaves different generations together. But we don’t want to stretch the metaphor to the breaking point, or wear it out, because, as Hétu says, “it all comes down to the music.” — Mike Chamberlain, 16 mars 2006 [ La Presse (Québec) Joane Hétu: Fils conducteursSaxophoniste, chanteuse, compositrice, productrice, responsable de la structure de distribution DAME, la Montréalaise Joane Hétu a eu plusieurs vies. En voici la synthèse… étoffée. Avant de se consacrer exclusivement aux musiques d’avant-garde et se faire connaître à travers diverses formations (Wondeur Brass et autres Poules), Joane Hétu fut tisserande. Filature, que la musicienne croit son projet «le plus abouti», se veut en ce sens une allégorie musicale inspirée des matériaux utilisés par les tisserands: la chaîne, la trame et le motif. Pas moins de 100 minutes de musique, de danse et de projections audiovisuelles, et ce pour trois soirs consécutifs à l’Usine C. «Ça fait d’abord référence à une période de ma vie que j’avais plus ou moins rejetée lorsque je me suis mise à la musique. Je me souviens d’ailleurs avoir été vexée par le fait qu’un article rapporte ma pratique du tissage lorsque j’ai commencé à faire des disques. Maintenant, c’est une façon pour moi d’intégrer ce passé à la plupart de mes expériences musicales qui rejaillissent dans ce projet.» Cette oeuvre de Joane Hétu consiste à transposer les étapes de la confection du tissu dans un univers musical. «Le tissage, estime-t-elle, est un métier qui exige de la méthode et de la rigueur. Il faut vraiment suivre les étapes, utiliser les bons matériaux pour accomplir un travail valable. «Et puisque le tissage comporte trois grandes étapes, ce «théâtre sonore» a été créé en trois actes: la chaîne, la trame et le motif. «À la base de chaque tissu, explique la musicienne, le fil de chaîne exige des fibres nobles, plus résistantes, plus solides- soie, coton, laine, lin. En musique, j’ai choisi de sexuer ce fil en composant pour les musiciens de sexe masculin de l’Ensemble SuperMusique. Le danseur Daniel Soulières, pour sa part, incarnera l’onde, la tension du fil de chaîne.» Joane Hétu voit ainsi dans ce premier acte une «métaphore de la continuité, de l’union et de la stabilité.» «Le deuxième acte, poursuit Joane Hétu, est celui du fil de trame, celui avec lequel on procède à un entrecroisement perpendiculaire pour créer le tissu. Dans le contexte de ma composition, je veux user de toutes sortes de “fibres”; duos, trios, solos etc. Ce fil de trame est conçu davantage comme un canevas d’improvisation réservé aux interprètes féminines de la formation. La danseuse employée dans ce contexte, Séverine Lombardo, aura un rôle théâtral et enjoué.» La trame, résume la principale intéressée, est une métaphore de la fantaisie et de l’imagination du tisserand. En dernier lieu, Joane Hétu a choisi d’exploiter le concept du motif, résultant d’un choix inspiré des fils de chaîne et de trame, c’est-à-dire la représentation ultime de la confection d’un tissu. Le troisième acte de Filature sera ainsi interprété par tous les musiciens et danseurs. C’est à ce stade précis que l’évocation de la tisserande émergera dans sa globalité. Ajoutons à ces éléments de création l’intervention du cinéaste Pierre Hébert, qui procédera à un traitement en direct de courts métrages projetés sur de multiples écrans, sans compter le travail de Bernard Grenon à la sonorisation, Guillaume Bloch aux éclairages et Louis Hudon aux costumes, et nous avons ici un spectacle total. «D’une certaine façon, croit Joane Hétu, l’ensemble de mon travail de musicienne se retrouve dans Filature. C’est ce qui représente le mieux ma musique: mon côté bruitiste, mes chansons, mes concepts plus abstraits, mes phrases courtes et nombreuses. C’est pour moi une mise à jour, une façon de faire le point. Je me sens d’ailleurs choyée d’avoir pu compter sur cette équipe fantastique pour parvenir à mes fins. J’ai vraiment travaillé fort, je suis très heureuse du résultat.» FILATURE de Joane Hétu, «théâtre sonore» en trois actes présenté au Studio de l’Usine C jusqu’à samedi, 20h30. © 2006 La Presse. Tous droits réservés. — Alain Brunet, 16 mars 2006 [ Le Devoir (Québec) Le tissage musical de Joane HétuDans les années 70, avant de devenir la musicienne qu’on connaît, Joane Hétu était tisserande. Une autre vie, qu’elle a longtemps reniée. Dans une période de doute et de désenchantement par rapport aux exigences d’une carrière en musique de création, elle a avancé l’hypothèse un peu farfelue d’un retour au métier de tisserand. Ainsi est née Filature, une oeuvre pour dix musiciens et deux danseurs truffée d’images vidéo et d’éclairages. «J’ai revécu tous les gestes que je faisais dans le tissage, raconte-t-elle. Dès ce moment, c’est devenu clair que je voulais exprimer le fil qu’on monte sur un métier et celui qu’on passe à travers pour créer le tissu.» Elle a donc créé un théâtre sonore en trois actes — la chaîne, la trame, le motif —, plus construit, moins basé sur l’improvisation que d’habitude. «Pour une fois, j’ai eu la volonté de faire comme dans le théâtre : avec plus de répétitions, une conception d’éclairages, deux danseurs. J’ai appelé ça "théâtre sonore" parce que je voulais partir du texte, de la partition musicale; les autres éléments allaient s’y rattacher.» Joane Hétu évolue sur la scène canadienne des musiques actuelles depuis 25 ans. D’abord versée dans le rock déjanté des formations Wonder Brass, Justine et du trio Les Poules, elle s’est tournée vers un travail de composition plus abstrait, alliant textures sonores, texte et voix. Membre d’Ambiances magnétiques et présidente de la maison de disques DAME, elle a toujours aimé faire interagir différentes disciplines. La compagnie de concerts Productions SuperMusique, qu’elle codirige avec Danielle Palardy-Roger et Diane Labrosse, a notamment conçu en 2002 la superbe fresque multimédia Each… and Every Inch, sur la vie et l’oeuvre de l’écrivaine canadienne Elisabeth Smart. Pour ses 25 ans, SuperMusique a décidé d’accorder une part importante de son budget à la création d’une production plus importante. C’est au tour de Joane Hétu de piloter la sienne… L’esprit du tissage a ainsi déterminé la structure de Filature. Le premier acte ne met en scène que les créateurs-interprètes masculins — Guido Del Fabbro, Jean Derome, Normand Guilbeault, Pierre Tanguay, Nemo Venba et le danseur Daniel Soulières; le second acte, que les femmes — Mélanie Auclair, Claire Gignac, les trois codirectrices de l’Ensemble SuperMusique et la danseuse Séverine Lombardo. «Le fil de chaîne se doit d’être noble, il faut que la fibre soit solide, rappelle la tisserande. Le fil de trame peut être de toutes sortes de qualité, métallique, en velours, etc. J’ai répertorié 25 textures que j’ai transposées musicalement.» Tout ce beau monde se retrouve au troisième acte pour mettre en scène cet entrelacs de générations d’artistes, de musiques, de voix (des chansons écrites par Joane Hétu), de mouvements et d’images signées par le réalisateur Pierre Hébert. La vie est ainsi faite de hauts et de bas qui se nourrissent mutuellement. Quand le fantasme d’abandonner la musique a effleuré son esprit, Joane Hétu y a puisé l’essence même du plus imposant projet de sa carrière. «C’est quelque chose d’avoir une aussi grosse équipe. Ça arrive à point dans ma carrière. C’est la pièce qui représente le plus mon univers musical.» — Frédérique Doyon, 15 mars 2006 [ La Scena Musicale 11:6 (Québec) Joane Hétu’s Filature: Theatre of SoundThe role of music in the theatrical arts is usually a secondary one, used to highlight dramatic action or inspire a choraographer’s vision. Music seems mone abstract than words or gestures to most people. With her latest creation, Filature, premiered this month at Usine C, musique actuelle composer, vocalist and improvising saxophonist Joane Hétu sets out to show the theatrical potential of music and how other arts can be put to its service. During a recent conversation held at the offices of Ambiances Magnétiques, of which she is the label’s chief adminstrator, Hétu explained her vision as being inspired by the art of weaving, once an occupation of hers. “Musique actuelle is a hybrid form, born of mixing disparate things. Weaving has similar principles — the craft involves mixing various threads to create a pattem, a pleasing artistic form.” In this “Théâtre sonore” of hers, the threads are the instrumental “voices” of the musicians, with counterpoint provided by a pair of dancers, and important visual components including costumes, lighting and video projections. Still, the musicians are at the heart of this project, a point Hétu further elaborates upon. “I have to know who I’m writing for. I’m not just writing for a particular instrument — it starts with a particular musician.” The work is dividad into three acts, each based on a principle of weaving: Act I is titled Chaîne, Act II Trame and Act III Motif, weaving terms that translate as “warp”, “weft” and “weave”. “In the opening act, male musicians are on stage with a male dancer, followed by an all-female cast in Act II and all 10 musicians share the stage in Act III, their lines interweaving with each other’s. Most importantly, everything grows out of the music.” Even if there are improvised parts, Hétu hastens to add, “The music is mostly written, with the visuals borne out of the music.” In this way, the contributions of video artist Pierre Hébert, lighting designer Guillaume Bloch, costume designer Louis Hudon and sound engineer Bernard Grenon are all in keeping with the music. “So this is a turning of the tables, at least with respect to what usually happens with music and other performing arts,” explains Hétu. The musical component will be handled by some of musique actuellets best know characters, among them Jean Derome, Diane Labrosse, Pierre Tanguay and Normand Guilbeault, the featured dancers being Daniel Soulières and Séverine Lombardo. “We’re working with textures,” Hétu reminds us, “but the underlying structure behind these are the music. Always.” — Paul Serralheiro, 1 mars 2006 [ Autres textes dansAll About Jazz (ÉU) |
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