Récits de neige

  • Jeudi 31 janvier 2008
    20h00
  • Vendredi 1 février 2008
    20h00
  • Samedi 2 février 2008
    20h00
La Chapelle
3700, rue Saint-Dominique

Inspiré tant par l’aspect scientifique de la neige — la formation des cristaux — que par des souvenirs qui lui sont reliés, Récits de neige est le troisième volet du triptyque de Joane Hétu. Suivant les thématiques exploitées dans Musique d’hiver (1999) et Nouvelle musique d’hiver (2003), Récits de neige prend la forme d’une chronique hivernale où s’entrecroise une multitude de sensations reliées à la neige et au froid.

En codiffusion avec La Chapelle. Ce projet a bénéficié d’une résidence de création à La Chapelle en août 2007.

Programme

  • Récits de neige de Joane Hétu

Dossier de presse

Critique

Par Dyane Raymond in SuperMusique (Québec), 2 février 2008
C’est une musique personnelle, au sens où elle transmet l’incroyable générosité de l’artiste dans son adresse à l’autre.

Trois soirs, trois concerts pour présenter Récits de neige, troisième volet du tryptique Musique d’hiver de Joane Hétu.

La musique, elle, continue d’exister au-delà du spectacle, va plus loin. Elle ouvre l’atelier de Joane Hétu et permet d’en découvrir et d’en explorer la structure: des lieux bâtis avec force, une incroyable patience et une vision bien ancrée dans le réel, temps et espace. Comme dans Filature sa précédente composition, la musique de Récits de neige donne à voir et à entendre la complexité de la construction, l’enchevêtrement des idées, des images, des sons, des paroles. C’est une musique personnelle, au sens où elle transmet l’incroyable générosité de l’artiste dans son adresse à l’autre - l’écoute, la perspicacité, l’attention: un donné jamais posé comme certitudes, mais comme chants pour le dire, annoncer les couleurs, clamer l’amour, réclamer le juste et la paix.

Musique actuelle - La géométrie du flocon

Par Frédérique Doyon in Le Devoir (Québec), 30 janvier 2008
Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de créer des shows-concepts, plus habillés, plus complexes qu’un concert…

Joane Hétu conclut son triptyque sur l’hiver avec Récits de neige

Et de trois. La compositrice Joane Hétu conclut son triptyque sur l’hiver avec Récits de neige. On aura beau lui reprocher d’être trop longue, la saison froide peut être inspirante, surtout quand elle enveloppe la ville de son manteau blanc.

«J’aime l’hiver, j’aime le son, l’effet cocon que ça produit», confie la saxophoniste-vocaliste, aussi membre de l’étiquette Ambiances magnétiques et présidente de la maison de disques DAME. «C’est une saison qui a toujours été créative pour moi. Dans l’industrie du disque, janvier, février et mars sont plutôt tranquilles, ça laisse du temps pour composer. C’est précieux.»

Elle amorçait l’aventure hivernale en 2000 avec Musique d’hiver, alors que les Productions SuperMusique (qu’elle codirige) articulaient leur programmation autour des quatre saisons. Trois ans plus tard, la saison blanche lui inspirait Nouvelle musique d’hiver, avec promesse d’un troisième et dernier chapitre.

Comme ses deux spectacles frères, Récits de neige se divise en quatre mouvements. Mais ce spectacle-ci, qui réunit sept musiciens-improvisateurs (les routiers Jean Derome, Diane Labrosse, Pierre Tanguay, deux nouveaux collaborateurs, Alexandre St-Onge et Scott Thomson, en plus de Joane Hétu elle-même), recentre son propos sur la neige, plus spécifiquement sur la géométrie du flocon.

«Il fallait que j’aille à l’essence même de l’hiver: la neige. J’espérais composer 30 courtes pièces que les musiciens pourraient amalgamer comme ils veulent, comme des flocons, qui ont chacun une géométrie différente.» L’esprit des petits fragments est resté, mais la complexité du procédé et le manque de temps de création ont obligé la musicienne à prendre une autre direction.

«J’ai demandé aux musiciens de raconter des anecdotes, des souvenirs liés à l’hiver et à la neige», raconte-t-elle.

Après l’approche plus personnelle et ambiante du premier volet et celle, plus documentaire et bruitiste, du second, le troisième opus pour instruments acoustiques et électriques réunit les deux factures, avec des moments parlés, des mélodies et des segments plus abstraits. Les projections visuelles, discrètes dans les deux autres productions, prennent de l’ampleur sous la gouverne de Mélanie Ladouceur.

«Je voulais m’investir dans l’idée que les autres formes d’art sont au service de la musique», explique Joane Hétu. Sa dernière production, Filature (2006), la plus ambitieuse de sa carrière, mettait en scène danseurs et images vidéo, constituant une forme de théâtre sonore qu’elle souhaite approfondir. Cette production lui a d’ailleurs valu le prix Freddy Stone.

«Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de créer des shows-concepts, plus habillés, plus complexes qu’un concert», dit celle qui a d’abord joué les rockeuses déjantées au sein des formations Wonder Brass et Les Poules avant de se tourner vers la musique actuelle.

Cette nouvelle création de théâtre sonore fera l’objet d’un CD l’an prochain, à l’instar des deux premières productions hivernales.

D’Hivers Cités

Par Patrick Caron in Bang Bang (Québec), 1 janvier 2008

Figure de proue de la musique actuelle au Québec depuis plus de 25 ans, la compositrice, vocaliste et saxophoniste alto clôt son triptyque hivernal amorcé en 1999 avec la série de spectacles Récits de neige qui sera présentée du 31 janvier au 2 février au Théâtre La Chapelle. En compagnie de l’Ensemble Super Musique, formé des virtuoses aguerris au langage de la musique actuelle Jean Derome, Diane Labrosse, Pierre Tanguay, Scott Thompson, Alexandre St-Onge et Mélanie Ladouceur, Joane Hétu propose une chronique sur les sensations reliées à l’hiver. Autant la fascination qu’il exerce du côté scientifique que des souvenirs de chacun quant à ce qu’on appelle les hivers d’antan, Récits de neige se divisera en quatre mouvements (Neige, Jamais froid, Récits de et Blancs paysages), dans une œuvre écrite pour instruments acoustiques et électriques, avec une bonne bordée d’improvisations qui rendra chaque soirée unique. Avec l’hiver qu’on connaît, ça tombe à point.